Love (et ses petits désastres)
[Comédie sentimentale] de Alek Keshishian
Origine : France - Grande-Bretagne
Durée : 1 heure 30 minutes
Sous-titrage malentendant (Antiope).
Stéréo
En 16:9
Musique : Alexandre Azaria

Avec : Brittany Murphy (Emily « Jacks » Jackson), Matthew Rhys (Peter Simon), Santiago Cabrera (Paolo Sarmiento), Samantha Bloom (Pandora), Stephanie Beacham (Felcity Wentworth), Catherine Tate (Talullah Wentworth), Orlando Bloom (Hollywood Paolo), Elliot Cowan (James Wildstone)

Le sujet
Une jeune Américaine expatriée à Londres passe beaucoup de temps à organiser la vie sentimentale de son entourage, parfois au détriment de la sienne.

Assistante à la rédaction londonienne de la célèbre revue américaine « Vogue », Emily Jackson, « Jacks » pour les intimes, passe le plus clair de son temps libre à jouer les entremetteuses pour ses amis de toujours : Peter, son colocataire homosexuel, critique de cinéma et amoureux de David Williams, marchand d'art, et Tallulah, croqueuse d'hommes névrosée. Mais, pas plus que ses amis, Jacks n'a trouvé le prince charmant et passe le plus clair de son temps à se remettre de ses ruptures à répétition avec le beau James. Tous rêvent du grand amour, mais sauront-ils le reconnaître quand il apparaîtra un jour sous leurs yeux ?...

La critique
On se souvient d'Alek Keshishian pour son premier film, présenté au Festival de Cannes en 1991, « In Bed with Madonna » : bel exercice futile, dont il ne reste rien. Ce fabricant de clips revient ici au grand écran avec une petite comédie sur l'univers dont il est issu : personnages de magazines, mannequins, séances photographiques, chassés-croisés amoureux, quiproquos, liaisons homosexuelles... Les uns tombent amoureux des autres, les autres croient trouver l'âme soeur, et le spectateur, lui, n'est pas rivé à son siège.

Brittany Murphy, Matthew Rhys, Santiago Cabrera et consorts font de leur mieux, mais il est réellement difficile d'accrocher (au moins, dans «Le diable s'habille en Prada», il y avait une super-méchante assez distrayante) : comment parodier la mode, qui est déjà en soi un monde parodique ? C'est difficile, et le réalisateur n'a pas la finesse nécessaire. On se console en repérant Gwyneth Paltrow et Orlando Bloom dans une petite scène, voilà tout. Keshishian a, dit-il, tenté de montrer l' « absurdité inhérente » de ce milieu, mais bof, les « petits désastres » annoncés ne suffisent pas. Le cinéaste est devenu célèbre en signant des publicités pour Max Factor et des clips pour Madonna. C'est ce qu'il fait de mieux.

Source : Teleobs